Sawako

Auteur : 
Kahuro Shiina
Editions : 
KANA
 
Lecture: 
Moyen
Notre avis : 
4
Vote des lecteurs : 
4
Commentaire: 
Sawako Kuronuma est une lycéenne pour qui communiquer avec ses camarades est une épreuve constante. En effet, à cause de sa peau blanche et de ses longs cheveux noirs, elle ressemble à Sadako, un personnage de film d’horreur. De nombreuses rumeurs courent donc à son sujet et tout le monde a peur d’elle. Tout cela va commencer à changer grâce à Kazehaya, un garçon plein de fraîcheur et de bonne humeur. Sa gentillesse lui interdit de laisser qui que ce soit de côté et il va aider Sawako à s’intégrer. Mais Kazehaya n’est peut-être pas complètement sans arrière-pensées… L’intrigue est intéressante car bien évidemment, rien ne sera facile pour Sawako. Les personnages qui vont peu à peu entourer la jeune fille sont chacun attachants à leur façon, ce qui rend cette série d’autant plus agréable à lire. L’auteur aborde le sensible sujet des préjugés, tout en parvenant à garder un ton léger. Même si la mauvaise traduction française accentue un peu les quelques clichés de ce manga, je vous en conseille vivement la lecture. (Commentaire proposé par Mme Brun).

Caractéristiques techniques: 

Nbr de pages : 192
Prix : EUR 6,85
Reliure : Broché
Editeur : Kana (2009)
Publié le : 2009-01-16
Auteur : SHIINA Karuo
ASIN : 2505004129
ISBN : 9782505004127

Commentaires

Clémentine
2
Je crois que c'est culturel, mais je trouve le personnage de Sawako fade et surtout terriblement agaçant! A aucun moment elle ne semble éprouver de colère face à la manière dont les autres la traitent et elle ne cesse de remercier Kazehaya parce qu'il lui parle, comme si le fait d'être marginalisée était légitime, et le fait d'être traitée normalement, étonnant. Je ne parle pas des scènes très nombreuses où elle s'extasie qu'on lui ait souri pendant plusieurs pages; juste indigeste à la longue pour la française que je suis, peu habituée à tel manque de caractère...
Laetitia
4
Tu as raison, le côté réservé et dévoué de Sawako est culturel. Cependant, je ne crois pas que cela en fasse un personnage fade. Elle est mise à l'écart depuis l'école primaire. Il me semble que perdre son estime de soi dans ces conditions est plutôt normal. Un français pourrait réagir de la même façon s'il était traité ainsi depuis plusieurs années. Mais Sawako en vient à considérer que c'est sa faute si elle est marginalisée. Est-ce culturel ? Peut-être. En tout cas, plutôt que de sombrer dans la déprime, elle essaie de changer en prenant Kazehaya comme modèle. C'est la preuve d'une certaine force de caractère (je pense d'ailleurs qu'éprouver de la colère, ce n'est pas de la vraie force, mais plutôt un aveu de faiblesse) et si elle se laisse "maltraitée" parce qu'elle pense qu'elle le mérite à un certain degré, elle trouvera le courage d'affronter les autres lorsqu'il s'agira de défendre les gens qui ont montré de la gentillesse pour elle. Je développe tout cela pour montrer que ce manga a une profondeur psychologique et que la situation de Sawako n'a pas été pensée (et bâclée) simplement pour lui donner une bonne raison de tomber amoureuse de Kazehaya. Et d'ailleurs, lors de ces passages mièvres où elle s'extasie sur Kazehaya, ce n'est pas de l'amour qu'elle éprouve, mais bien de l'admiration car, au fond, ce qu'elle souhaite, c'est devenir aussi populaire que lui.

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