Sandrine Beau

Nom : Beau                      

Prénom : Sandrine                 

Date de naissance : 11 avril 1968

 

Ouvrages de l'auteur sur le site : 4

" Interview :" 

Des livres et vous : "Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture ? Que faisiez-vous avant d’être écrivain ?"

Auteur :     

- Avant d’être écrivain, j’ai beaucoup écrit, puisque je faisais de la radio. L’écriture était déjà très présente dans cette première vie professionnelle,  dans la préparation des émissions que j’animais et des billets d’humeur qui étaient diffusés quotidiennement. Avant cela, j’avais aussi  écrit quelques scénarios de films vidéo et encore avant, adolescente, j’ai entretenu une correspondance très soutenue avec une amie,  grâce à laquelle j’ai véritablement rencontré le plaisir d’écrire, de raconter, d’enjoliver le quotidien pour le rendre plus drôle ou plus inattendu.  Toutes ces expériences m’ont évidemment emmenée à ce que je fais aujourd’hui.

Et puis, il y a les livres pour enfants que j’ai redécouverts avec mes enfants. Des livres qui n’avaient plus rien à voir avec ce qui existait quand j’étais petite. Tous les thèmes étaient abordés, sans tabou, avec délicatesse, poésie et parfois même drôlerie. Je me suis vite découvert des auteurs et des illustrateurs fétiches, je suis tombée amoureuse de la littérature jeunesse et j’en suis devenue une lectrice boulimique !

Et un jour, j’ai eu envie de passer de l’autre côté ;-)

Des livres et vous : "Quels genres aimez-vous lire ?"

Auteur : 

- Je lis tout, tout, tout, avec une grande curiosité et une joyeuse gourmandise. Des albums, des romans premières lectures, des romans ados, de la littérature adulte, de la BD, des romans policiers. Tout ce qui ne me tombe pas des mains ;-)

Mes derniers coups de cœur :

En albums : Gros chagrin, de Rémi Courgeon (Talents Hauts), Encore un frère de Matthew Cordell (Didier Jeunesse), 1000 était une fois de Max Ducos (Sarbacane). 

Romans ados : Oublier Camille de Gaël Aymon (Actes sud junior), Quelqu’un qu’on aime de Séverine Vidal (Sarbacane), L’amour au subjonctif de Pascal Ruter (Didier Jeunesse), Pour qui tu m'as prise ? d’Isabelle Rossignol (Talents Hauts)

BD : La lionne de Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg (Sarbacane), Un océan d’amour de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione (Delcourt),  Come prima d’Alfred (Delcourt)

 

Des livres et vous : "En tant que lecteur, quel roman a marqué votre adolescence ? Quel roman jeunesse conseilleriez-vous aux internautes ?"

Auteur :

- La vie devant soi de Romain Gary m’a bouleversée. Tout comme Quand j’avais 5 ans, j’m’ai tué de Howard Buten. Il y a eu aussi tout Prévert et tout Boris Vian. Et puis énormément d’auteurs de théâtre (je trouvais cette écriture tellement vivante !) Je suis également tombée amoureuse de l’écriture de Barbara Kingsolver (que je lisais « kinglovers »… une sorte de reine des amoureuses, ça me plaisait bien.  ;-)     

Conseiller un seul roman, impossible ! Déjà, vous pouvez vous reporter à ma liste au-dessus. Ensuite, j’ajoute :  La balade de Sean Hopper de Martine Pouchain (une pure merveille d’émotion !) chez Sarbacane,  Calpurnia de Jacqueline Kelly (École des loisirs), Le suivant sur la liste de Manon Fargetton (Rageot), Le monde dans la main et Plus jamais sans elle de Mickaël Olivier (Thierry Magnier & Seuil).

                          

Des livres et vous : "Vos livres sont-ils tous destinés à un public d’adolescents ? Pourquoi vous adresser à ce type de public ?"

Auteur : 

- Parce que.

Ce n’est pas une réponse, je suis bien d’accord ^^.

Mais c’est comme ça, j’écris naturellement pour les adolescents et les enfants. C’est à eux que j’ai envie de m’adresser. Sûrement parce que j’aime ce public qui est à la fois bouillonnant de questionnements et d’énergie, et qui est toujours prêt à s’émerveiller ou à plonger dans la fantaisie.

Des livres et vous : "Quelles difficultés rencontrez-vous dans la rédaction d’un roman ? Combien de temps mettez-vous entre la naissance d’un roman et son point final ?"

Auteur : 

- Oh la la… Beaucoup de difficultés ! ^^ Et jamais les mêmes (parce que c’est plus drôle !)

Ça peut être difficile d’arriver à bien cerner ses personnages et les différentes émotions qui vont les traverser au cours de l’histoire (les rendre crédibles, pas trop manichéens… humains, quoi !) Ça peut être une difficulté à trouver la bonne façon d’écrire ce que l’on a dans la tête et galérer plusieurs jours sur une phrase qui ne « sonne pas ». Ça  peut aussi être un blocage de plusieurs années (comme pour La porte de la salle de bain), parce qu’un roman vous emmène là où vous n’aviez pas prévu d’aller et que vous n’arrivez plus à vous en sortir…

 Il y a pas mal de difficultés à arriver là où on veut… mais aussi, ouf !, beaucoup de plaisir et de joies !

Et donc, il n’y a pas de temps défini entre la naissance d’un roman et son point final. Entre deux mois (quand on a beaucoup de chance et que le texte est court !) et des années !

Des livres et vous : "Où et quand écrivez-vous généralement ?"

Auteur : 

- J’écris chez moi. Le plus souvent sur la table de ma cuisine. Pendant que mes enfants sont à l’école.

Des livres et vous : "Comment vous sentez-vous lors de la publication d’un livre ?"

Auteur : 

- Excitée, heureuse. Frémissante d’appréhension aussi (Est-ce qu’il va plaire ? Est-ce que les lecteurs vont prendre du plaisir à le lire ?) Et pour chaque nouveau livre, c’est la même chose !

Des livres et vous : "Des infos sur votre prochain roman ?"

Auteur : 

- Mon prochain roman (prévu pour avril 2016) s’adressera aux lecteurs à partir de 9 ans. Il s’appelle « Mademoiselle Alice qui inventa le cinéma » (Belin Jeunesse) et il retrace une partie de la vie d’une des personnes les plus importantes de l’histoire du cinéma : la première femme à avoir réalisé des films, c'est-à-dire la première à avoir raconté des histoires. Alice Guy était la secrétaire de Monsieur Gaumont, un industriel qui commercialisait les appareils inventés par les frères Lumière, et elle l’a convaincu de la laisser faire des films avec des acteurs.  Comme il ne croyait pas du tout à l’avenir du cinéma, il lui a donné l’autorisation (à condition qu’elle s’en occupe sur son temps libre). Contrairement à ce que Mr Gaumont pensait, les films d’Alice Guy ont eu tout de suite un immense succès. Elle a réalisé plus de 600 films, a inventé des tas de procédés, a eu une grande carrière aux Etats-Unis, où elle a monté son propre studio  et, malgré cela, elle a été injustement oublié de l’histoire du cinéma.

 

"Tribune libre :"

J’ai envie de mettre un coup de projecteur sur  un des derniers faits qui m’a choquée dans l’actualité : En Arabie Saoudite, un café de la chaîne multinationale américaine Starbucks a interdit l’entrée aux femmes.

Privilégier les bénéfices de son entreprise, plutôt que le respect de l’égalité homme-femme, c’est vraiment quelque chose qui me révolte.

En fait, tout ce qui est de l’ordre de l’irrespect et de l’abus de pouvoir me révolte, et malheureusement, on a en des exemples tous les jours…

Alors pour ne pas oublier que la vie est AUSSI belle et merveilleuse, il y a les livres, bien sûr. Il y a aussi les films (Comme des frères d’Hugo Gélin Ou Camille redouble de Noémie Lvovski, pleins d’humanité et qui donnent la pêche),  il y a le théâtre (Philippe Caubère, James Thierriée), la musique (Les Tindersticks, Stéphane Eicher, M), la danse, la peinture, la sculpture,…  Alors, bouffons-en, prenons-en plein les yeux ! La beauté du monde, ça ne peut faire que du bien :-)

Oui, je suis comme ça, moi, j’espère que l’amour sauvera le monde !

(C’était mon instant lyrico-bisounours !)

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