Anouk Journo-Durey

Nom : Journo-Durey                      

Prénom : Anouk                 

Date de naissance : 28/12/62

Ouvrages de l'auteur sur le site : 2

" Interview :" 

Des livres et vous : "Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture ? Que faisiez-vous avant d’être écrivain ?"

Auteur :  

- J’ai commencé à « griffougner » très jeune, quand j’avais sept ou huit ans, je noircissais des pages que j’illustrais ensuite. Ecrire me procurait de la force, m’invitait au rêve éveillé… un monde que je prolongeais en lisant. J’étais plutôt solitaire, je parlais aux animaux et aux arbres ! Plus tard, j’ai choisi un métier qui me permettrait de continuer à me sentir libre d’écrire à tout moment : je suis devenue traductrice littéraire d’anglais. Mais très vite, surtout adaptatrice, car j’avais besoin de pouvoir me mouvoir au sein du texte… ce qui n’est pas toujours facile quand on traduit. Je continue ce métier, que j’aime, tout en étant formatrice free-lance dans le domaine de l’écriture créative, en anglais, communication écrite… souvent en collaboration avec des associations d’insertion professionnelle. Je suis aussi lexicographe. Je travaille en libéral passant d’un domaine à un autre avec la même passion depuis le début. Une passion nourrie par la poésie, j’en écris aussi depuis longtemps, plus longtemps que la fiction, en vérité, et si j’ai publié çà et là, dans des revues, blogs et autres, j’espère enfin trouver le temps de terminer un recueil.

Des livres et vous : "Quels genres aimez-vous lire ?"

Auteur :

- De tout ! Je dévore les livres…  Essais, romans, poésie… 

Des livres et vous : "En tant que lecteur, quel roman a marqué votre adolescence ? Quel roman jeunesse conseilleriez-vous aux internautes ?"

Auteur :

-  « Chien perdu sans collier » de Gilbert Cesbron ,  la "Comédie humaine" de Balzac,  les romans de Pearl Buck sans doute à cause de mon lien fort, familial, avec la Chine… Et à une autre période, dans un autre registre, toute la série des « Alice détective » ! Mais tant de livres m’ont marquée et accompagnée. Seul hic ? J’oublie les titres, les noms, restent des sensations…

Je ne sais pas si je peux conseiller un roman jeunesse. Peut-être « Les larmes de l’assassin » d’Anne-Laure Bondoux…                            

Des livres et vous : "Vos livres sont-ils tous destinés à un public d’adolescents ? Pourquoi vous adresser à ce type de public ?"

Auteur : 

- C’est une rencontre entre ma nièce, qui n’aimait pas lire à ce moment-là – depuis, ça a bien changé ! –, et des livres que j’ai traduits, adaptés plutôt, pour Bayard. Des séries faciles, qui « happent », comme Chair de Poule. Je voulais que ma nièce lise, et ça a été comme un pari : si je suis la traductrice, peut-être qu’elle lira les livres ? Puis… si je suis l’auteur, peut-être qu’elle lira ? Et… ça a marché. Ensuite, je me suis sentie si bien dans l’univers de la littérature pour la jeunesse que j’y suis restée. Je traduis et j’écris pour les adolescents mais aussi pour les plus jeunes. Aujourd’hui, j’ai un fils adolescent… Même pari que pour ma nièce même si lui a déjà, quand même, un certain goût de la lecture.  À suivre ! Mais pour répondre encore plus précisément à votre question, j’écris  pour les adolescents sans doute parce que… je suis restée adolescente dans l’âme.  A mon grand âge, oui ! C’est très simple, au fond. Parfois, j’ai vraiment 10 ans d’âge mental, et j’avoue que ça me plaît drôlement ;-) On ne peut pas se prendre trop au sérieux, je crois, quand on écrit pour les jeunes. Paradoxalement, l’écriture elle-même est un processus très sérieux !

Des livres et vous : "Quelles difficultés rencontrez-vous dans la rédaction d’un roman ? Combien de temps mettez-vous entre la naissance d’un roman et son point final ?"

Auteur : 

- Tout dépend du roman, évidemment. Un docufiction de 80 pages comme « Le triangle des Bermudes » nécessite des recherches documentaires en amont, que je dois ensuite « digérer » afin de les mêler à la fiction que je bâtis. Il me faut deux ou trois mois, en moyenne. Une fiction  romanesque volumineuse (300 pages) comme « A la vie, à la mode » (Grace and Fashion) nécessite une tout autre concentration, et des envolées de l’imagination très chronophages. Je ne voulais pas écrire un roman fifille nunuche. Les dialogues se travaillent beaucoup, l’imaginaire fonctionne à mille à l’heure, la structure se déstructure pour mieux être ensuite… Là, il me faut huit mois environ. Mais je ne suis jamais vraiment « satisfaite » quand je mets le point final. D’où, sans doute, cette envie, ce besoin de recommencer à écrire au plus vite.

Des livres et vous : "Où et quand écrivez-vous généralement ?"

Auteur : 

- Dans mon antre : mon bureau, avec vue sur le ciel, je vois les nuages défiler… Mais je pourrais écrire ailleurs si besoin. J’ai avant tout besoin de silence. Si nécessaire, je mets des bouchons dans les oreilles !

Des livres et vous : "Comment vous sentez-vous lors de la publication d’un livre ?"

Auteur : 

- La sensation est curieuse : comme un détachement soudain,  ce n’est plus « à moi » ni « de moi », l’objet-livre va vivre sa vie. C’est un moment de bascule.

Des livres et vous : "Des infos sur votre prochain roman ?"

Auteur : 

- Le tome 3 – et dernier volume – de la collection Grace and Fashion paraît en janvier 2016 chez Fleurus. Je viens justement de mettre le point final. J’’écrirai aussi un autre docufiction pour la collection les Grandes énigmes de l’histoire… sujet à tenir encore secret !

 

"Tribune libre :"

Merci à vous ! Et si je devais résumer ma vie d’auteur en trois mots, ce serait : « Ecrire, créer, transmettre », d’où trois blogs :

http://anouk-journo-durey.webnode.fr

http://poezy.blogspot.fr

http://www.anouk-journo-durey.com

 

Ouvrages de l'auteur sur le site : 2